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Premier principe : Commencez votre processus de sélection d’un établissement de préférence 1 an et demi à l’avance et n’oubliez pas que tous vos courriers doivent traverser l’Atlantique (envoyez toujours vos courriers via air mail…), ce qui vous oblige à prendre des marges de sécurité par rapports aux dates limites d’envoi de vos dossiers.
Certaines universités demanderont une inscription en janvier ou février pour une rentrée en septembre, ce qui vous obligera à passer les tests éventuels de sélection dès les mois d’octobre-novembre de l’année précédant votre rentrée…
Deuxieme principe : Parlez-en autour de vous, vous pourrez obtenir ainsi de bons conseils de personnes qui ont déjà une expérience ou connaissent quelqu’un qui peut vous renseigner sur la réalité concrète de la vie en campus américain…Ces informations sont plus précieuses que toute brochure d’information.
Comment étudier aux États-Unis ?
Partir aux Etats-Unis est un rêve pour beaucoup d'étudiants et de lycéens marocains. Des centaines s’y rendent chaque année pour y étudier et perfectionner leurs compétences. La valeur, la souplesse et la qualité des études font que le système d’enseignement américain offre un choix unique au monde, qu’il s’agisse des établissements, des environnements intellectuels et sociaux, des cursus universitaires et des possibilités de spécialisation.
Il existe de nombreux programmes offrant une large gamme de formations. «Parmi les 4000 universités des Etats-Unis, les étudiants ne peuvent qu’avoir l’embarras du choix. Si le nombre des visas délivrés a légèrement baissé depuis les attentats du 11 septembre 2001, les universités américaines n’ont pas perdu de leur attrait auprès des étudiants marocains», explique Fouzia Al Azhari, conseillère en éducation auprès du centre américain de formation et d’orientation, AMIDEAST. En 2004, 1.835 visas étudiants ont été délivrés, alors qu’en 2003 ils étaient au nombre de 2.000.
La tendance actuellement s’oriente vers les branches comme la gestion des affaires, la publicité et communication, avec notamment les Masters in Business Administration (MBA).
«Les jeunes sont tentés par les universités américaines pour la grande flexibilité du système scolaire donnant autant d’importance aux matières de spécialisation qu’aux activités parascolaires selon le choix et le talent de l’étudiant», poursuit Fouzia Al Azhari. Ainsi, football, basket, golf, tennis, danse, musique ont quelques fois un caractère obligatoire, ce qui n’est pas le cas dans les universités du reste du monde… Les études étant presque indissociables de l’épanouissement.
Cependant, l’admission dans les universités américaines est soumise à une procédure stricte. «C’est mieux de s’y prendre un an à l’avance. Entre les différents tests à passer, TOEFL, SAT, GRE ou GMAT, selon la nature des études, les relevés de notes et attestations à traduire en anglais et les lettres de recommandations, l’étudiant a du chemin à faire», explique Fouzia Al Azhari.
Mais, pour étudier aux Etats-Unis, les moyens financiers à investir constituent le plus grand obstacle. Les études coûtent très cher. Pour une année d’étude, avec une prise en charge complète, il faut compter entre 150.000Dh, à 450.000Dh pour une université aussi prestigieuse que Harvard, réputée pour les études en droit et en business. Classées parmi les plus grandes universités mondiales, les universités états-uniennes sont au top. Il faut rappeler que l’université de Shanghaï publie chaque année le classement des 500 premières universités dans le monde. Selon cette dernière, les américaines occupent 91 places parmi les 100 premières. Paris VI est la première université française, mais elle n’arrive qu’à la 46ème place dans ce classement. En tête de peloton, on retrouve Harvard, Princeton, Yale, Pennsylvania, Duke, Stanford, M.I.T et la première université publique, Berkley, ainsi que celle de California.
«Un diplôme américain constitue un excellent investissement», explique Abdallah Sellam, assistant en informatique à Real Estate, une grande entreprise américaine. Lui, qui a opté pour un Master en gestion à Berkley, a eu la chance de s’intégrer facilement et trouver un job où il est payé dans les 45.000 DH par mois.
L’une des caractéristiques des universités américaines, c’est la souplesse dans le choix des cours, mais plus importante encore est la possibilité de passer d’un établissement à un autre. Surtout à l’issue des deux premières années d’études du premier cycle.
Bien entendu, la qualité de leurs équipements, de leurs ressources et de leurs enseignants est l’un de leurs principaux atouts. Des systèmes d’accréditation garantissent que ces établissements continuent de conserver leur niveau.
Des modifications apportées après le 11 septembre 2001 à la législation relative aux visas ont rendu plus sévère leur obtention en temps utile. Cependant, ces procédures ont tendance à s’alléger.
Il existe trois types de visas d’étudiant. Le premier visa permet de suivre des études générales pour les personnes souhaitant faire des études ou des recherches dans une faculté ou université américaine agréée. Quant au deuxième type de visa, il autorise à suivre des études générales au titre d'un programme d'échanges aux Etats-Unis. Enfin, les études à caractère non-académique ou études professionnelles ont la possibilité d’un troisième titre de séjour.
Pour faciliter l’obtention du visa et le financement des études, la Commission maroco-américaine pour les échanges éducatifs et culturels (MACECE) a été mise en place. Les aides financières consenties par cette commission permettent chaque année à une vingtaine d’étudiants à travers le Maroc de faire des études aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’échange éducatif international « Fullbright ».
Chargée de la présélection, de la nomination des candidats marocains et du suivi des dossiers de candidats sélectionnés pour les bourses, la MACECE fait un travail considérable. Après une rude compétition au niveau national et régional, les chanceux bénéficieront d’une bourse d’études qui comprend les frais de voyages, de scolarité, et de livres ainsi qu’une allocation mensuelle et une assurance médicale durant toute la durée des études.
Trois types de bourses sont attribués dans le cadre du troisième cycle. Une première bourse est octroyée pour un Master’s ou un Ph.D pour une période d’un à deux ans. Une deuxième, pour une durée d’un an, concerne le programme de “Doctorat marocain à supervision conjointe” et une troisième bourse couvre, pour quelques mois, le programme de Bourse de Recherche post-doctorale.
Pour pouvoir participer à ce programme, les candidats doivent déjà avoir une licence ou un diplôme équivalent au plus tard en juin 2006, et avoir un excellent niveau en anglais. La date limite de dépôt de dossier est en mai 2006.
Mais, malgré le grand prestige qu’offrent les études américaines, au Maroc, au sommet de l’Etat et à la tête des grandes entreprises marocaines on ne retrouve que des lauréats des grandes écoles d’ingénieur françaises.
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